« Trop d’échec, pas trop de pédagogie » Jean-Jacques Hazan secrétaire général de la Fcpe.
« On ne peut pas accuser les méthodes pédagogiques d’être à l’origine de l’échec scolaire. Celui-ci a de multiples causes, dont la principale reste l’origine sociale. Ceci dit, il est clair que les méthodes actuelles, en tout cas celles employées généralement, peinent à donner du sens aux apprentissages. On ne parvient toujours pas à résoudre les difficultés de certains élèves. Or, sur cette question, je pense que beaucoup se joue dans la classe. La classe, ce n’est pas que le maître face à l’élève. Ce dernier est au milieu de ses pairs dont il peut apprendre beaucoup. Pour cela, il est indispensable de mettre en oeuvre des méthodes spécifiques, notamment une pédagogie qui donne sa place au travail de groupe. On connaît les résultats positifs de ce type d’expérience. Il permet, au final, de mettre en dynamique des interactions entre élèves et qui fait que le courant - tout comme le savoir - va passer. D’une manière générale, il y a nécessité à faire plus participer les élèves en cours, de favoriser l’interdisciplinarité, d’individualiser la pédagogie et la manière d’enseigner… Il y a trop d’échec, mais pas trop de pédagogie ! Ne me parlez donc pas d’un retour aux méthodes traditionnelles qu’en réalité plus personne ne préconise. »
Propos recueillis par B. T.
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