L’invitée de la semaine
Félicité Montagnac
professeure de Sciences et vie de la Terre, dans un collège de Moulins (Allier).
La principale cause de l’immigration est la misère au sens économique du terme. Bien d’autres facteurs interviennent, tel l’accès aux meilleures formations, l’existence d’une culture et d’une tradition de la migration, la fuite des sociétés non démocratiques.
Nul n’ignore que la majorité des immigrés sont issus des pays dits « pauvres », or dans la plupart de ces pays une infime partie de la population est le plus souvent aisée, alors que la majorité est acculée à la misère. Il faut donc admettre que les richesses sont peu ou pas du tout redistribuées.
Pour la majorité de ces immigrés c’est donc l’instinct de survie à la recherche d’une vie meilleure qui les pousse à braver toutes les barrières, au risque d’y perdre la vie.
Alors tant qu’il y aura des pouvoirs dictatoriaux (le plus souvent soutenus par les pays occidentaux) qui privent leurs peuples des droits fondamentaux, qui ne proposent aucune politique sociale, il y aura toujours des immigrés, et l’immigration clandestine persistera.
Les politiques occidentales veulent combattre l’immigration clandestine, pour cela elles proposent l’immigration choisie, la réduction de l’immigration « subie » c’est-à-dire le regroupement familial, et du codéveloppement.
Pour maîtriser l’immigration clandestine,
il me semble que nous devons tous avoir le courage
de mettre tout sur la table et de travailler de manière concertée, pour trouver des solutions durables à ce problème. Tout d’abord les pays d’origine
des immigrés doivent reconnaître l’échec des politiques menées depuis des décennies et gérer leurs pays pour l’intérêt des peuples non pour leurs intérêts personnels.
Ce type de gestion doit être encouragé par les pays occidentaux, qui sont le plus souvent très impliqués dans les politiques des pays pauvres (pays d’origine de la majorité d’immigrés pour raisons économiques). Le codéveloppement proposé doit s’adresser directement aux populations et permettre d’améliorer leur quotidien.
Ce n’est qu’à ce prix qu’on peut réduire la pauvreté, et ainsi contribuer une maîtrise de l’immigration clandestine.
/image%2F0551212%2F20170620%2Fob_74cedc_bandeau-pcf.jpg)