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Article paru le 16 août 2007 dans l'Humanité

Aides à l’emploi. Points de vue

« Un outil privilégié pour l’insertion professionnelle des plus éloignés de l’emploi » MARC GAGNAIRE DIRECTEUR ADJOINT DE LA FNARS, FÉDÉRATION DE 750 ASSOCIATIONS ET ORGANISMES DE LUTTE CONTRE L’EXCLUSION. « Nos adhérents sont très consommateurs de ces emplois dans la mesure où ils mettent en oeuvre des dispositifs d’accès à une activité et à un emploi pour les gens les plus éloignés de l’emploi. Une des façons de remettre le pied à l’étrier, d’engager un processus de stabilisation, c’est d’utiliser les contrats aidés comme un outil pour conduire les personnes dans une situation d’emploi salarié. Nous avons des associations qui, dans tous les territoires, utilisent les contrats aidés. Pour nous, toute politique publique, pour être efficace, doit remplir deux conditions : tenir dans la durée et se bâtir en concertation avec les acteurs concernés. Or, sur le premier point, nous ne voulons pas revivre l’expérience des années 2002-2003 où, après une remise en cause des emplois aidés (les emplois-jeunes – NDLR), le gouvernement avait dû faire machine arrière et en avait remis. Pour un opérateur local qui a un outil à sa disposition, à qui on annonce que cet outil va disparaître, et puis, six mois plus tard, qu’il va revenir, ça démoralise, ça déstabilise, au-delà de la difficulté que cela représente pour les publics en tant que tels. Si on veut faire bouger les outils, il faut se concerter. Nous avons donc demandé un rendez-vous avec Mme Lagarde en juillet, son cabinet nous a indiqué qu’elle nous recevra début septembre. Nous comptons sur cette concertation. Le choix de réduire le volume de ces contrats aidés peut être justifié, mais il reste à nous le démontrer. Le marché du travail a un peu repris, mais les publics les plus éloignés de l’emploi n’ont pas vu leur situation bouger. Aucune étude ne démontre que ces publics n’ont plus besoin de ces dispositifs. Notre position est donc de ne pas baisser la garde sur le nombre de contrats aidés utilisés par nos associations. Aujourd’hui, nous n’avons aucune garantie que ça sera, ou pas, le cas. Nous avons des craintes. » Propos recueillis par Y. H.

« Ces contrats font partie de notre équilibre économique »

PHILIPPE SOUDER DIRECTEUR DE L’UNA PARIS, RÉSEAU D’ASSOCIATIONS, DE SOINS ET SERVICES À DOMICILE. « Notre objectif est de créer des emplois pérennes pour sortir des petits boulots. Notre mission est d’aider les personnes en besoin d’aide, pas de faire de l’insertion dans l’emploi. Il reste que les contrats aidés sont intéressants pour des raisons économiques, notre secteur n’étant pas assez solvabilisé. Ils font partie de notre équilibre budgétaire. Si demain une structure devait passer de 30 à 20 contrats aidés, cela se répercuterait sur notre activité. Il serait regrettable que les mesures gouvernementales concernent les contrats d’apprentissage, où nous avons négocié un accord de branche, de même que les contrats de professionnalisation, adaptés à notre secteur : c’est de l’alternance, ça permet à des jeunes d’entrer dans notre secteur d’activité. Pour les contrats d’avenir, nos structures de soins avaient développé un réseau avec l’ANPE, les communes, les missions locales, pour mettre en place un suivi des contrats. »

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Tag(s) : #Société
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