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C'est décidé pour gagner plus je travaille moins !


Par Michel MENGNEAU

Eh oui, je vais encore me faire traiter d’Anar. J’entends d’ici les commentaires : " c’est plus fort que lui y peut pas faire comme tout le monde ". Non, je ne suivrais pas les recommandations de notre nouveau et non-idolâtre Président de la République. Non, même si j’aime le travail que je fais, il n’en reste pas moins qu’il est souvent une contrainte. Oui, je préfère les nombreux loisirs que pourrait m’apporter un salaire suffisamment rémunérateur et des horaires moins contraignants plutôt que d’être courbé sous le joug de quelques exploiteurs.

Cela peut paraître une Utopie, mais pour ce faire, je propose en premier lieu de raser la bourse. Imaginez pendant un instant ce que cela représenterait dans la manne de chacun la répartition des bénéfices de Monsieur Pinault, pour ne citer que lui ! Il paraît que ça s’appelle de l’anticapitalisme, et qu’il est malséant par les temps qui courent de prononcer ce mot là.

Et tout le monde de rigoler… Comment tu vas faire pour financer les entreprises ? Si y-a plus de patron comment on va s’en sortir ? T u vas qu’en même pas nous ressortir le vieux principe " soixantehuitard " de la cogestion. Pourquoi pas !

On oublie trop souvent que cela existe, les coopératives ouvrières en sont le meilleur exemple. Mais comme l’on peut observer de plus en plus leurs disparitions, des petits malins proclament haut et fort : " Tu vois, ça fonctionne pas ! ".

Erreur, volonté manifeste ou inconsciente de leur part tant ils sont imprégnés pour le système capitaliste. Car la plus belle réussite dans ce domaine fut sans doute la Camif (Coopérative des Adhérents à la Mutuelle des Instituteurs de France). Si j’use du passé à son propos c’est qu’elle n’est plus une coopérative en tant que telle. Comme elle fonctionnait trop bien, salaires corrects, temps de travail moindre, mais la capitalisation attirée par les profits est venue insidieusement remplacer le principe coopératif. Depuis, cette société, que l’on baptisera anonyme, va de mal en pis. Ce n’est donc pas le coopératisme qui est mis en cause, mais bien le capitalisme. Les exemples ne s’arrêtent pas qu’à celui-là puisque l’on assiste au même problème lors de la privatisation des services publics.

Réapproprions nous notre capital travail. La valeur ajoutée qu’il procure sera partagée, donc des temps de travail plus courts avec aussi plus de rémunérations. Ceci ayant pour corolaire : moins de chômage.

Donc ne travaillez pas plus pour gagner plus, cela ne servira qu’à engraisser les boursicoteurs au détriment de votre Bien-Vivre.



De : Mengneau michel
lundi 28 mai 2007

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Tag(s) : #Débat après le 6 mai 2007
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