MAIS QU’ALLIONS NOUS FAIRE DANS CETTE GALERE?...
Prolégomènes*
Un seul credo : l’essentiel est ce qui n’est pas dit (enfin il y a une ou deux autres choses essentielles mais bon... celle-là est quand même rudement importante, surtout "de nos jours" ma bonne
dame...)- mais parfois, ce qui est dit va tellement loin...
* à ne pas confondre avec Ségolène...
J’ai eu une réaction presque épidermique ce matin.
C’était à cause d’une conjonction de facteurs urticants, notamment :
1. Royal déclarant la tronche enfarinée et très satisfaite d’elle-même, qu’elle allait gouverner avec l’"UDF en général" et "F. Bayrou en particulier" - Nous voilà soulagés, Bayrou ne passera pas l’été à la SPA, il a trouvé une nouvelle maîtresse, Maîtresse Domina, of course.
2. Le message d’Ariane Mouchkine
Et MERD(R)E.
Re- MERD(R)E.
Comment les "intellos", les "artistes" de gôôche, tout ce qui est supposé être une sorte de "gratin" français a -t- il pu soutenir Royal jusque dans les urnes? Comment EUX ont-il pu se prétendre de gauche et ne pas voter Buffet, le tout en se réfugiant dans des sophismes, des non-sens, des aberrations permanents !? Comment peut-on ainsi sans arrêt mettre la faute sur les autres et ne pas s’arrêter à se questionner soi-même?
Bien-sûr on peut se tromper - parfois longtemps, j’en sais quelque chose. Mais là quand même... Alors débrouillez-vous maintenant avec VOS choix. Le 22 avril 2007 MOI, j’ai voté Buffet. Pas Royal. Ni Sarkozy.
3. L’absence notoire et remarquée ( en tout cas par moi),sauf erreur de ma part, ne serait-ce que d’un secrétaire de Mairie du 11ème arrondissement parisien pour saluer la Secrétaire nationale du PCF lors du "meeting de japy" hier soir...(au passage je salue le beau discours de Patrice Bessac, notre secrétaire fédéral parisien, et son talent oratoire, au moins il y a eu cela)
Et là, quand j’ai pensé cela, d’abord indignée, ensuite, immédiatement, j’ai ri (jaune et en mon for intérieur).
Je me suis dit : "Osémy, ma fille ,tu n’as plus le sens commun, reprends-toi et vas jusqu’au bout du raisonnement ou alors n’y entre pas du tout ".
Mais pourquoi le PS enverrait-il un signal de "courtoisie républicaine" lors d’un meeting du SN d’un autre parti de "gôôôche", alors que nous déclamons à cors et à cris depuis le 23 avril 2007 qu ’il faut faire "un front républicain" pour battre Sarkozy, sans qu’on nous ait rien demandé d’une part et après avoir rassemblé moins de 2 % des suffrages exprimés au 1er tour d’autre part? - Aucun sens. Ridicule.
(Où la fatigue et une certaine forme de désespoir peuvent-ils conduire l’être humain parfois...Une camomille, un valium, et hop, au lit ?)
Le PS est responsable de bien des choses, j’en ai un sacré paquet à son endroit - mais, hélas, il n’est pas responsable de notre volonté d’exister , encore et toujours, à travers lui, depuis 25 ans, en étant constamment à sa traîne pour grapiller quelques chaises, au point de nous renier, et de donner parfois l’apparence d’un comportement raccoleur que certains "disciples d’Aristote" ne renieraient pas...
J’ai envie de pleurer de rage, et de tristesse.
Mais qu’allions nous faire dans cette galère?!
Pourquoi avoir pris ce risque (totalement inutile d’un point de vue électoral) de nous diviser, de nous exposer en tant que bouc- émissaires du 6 mai, alors que nos plaies sont fraîches de la défaite cinglante du 22 avril?
Pourquoi cette précipitation?
Pourquoi aller au-devant de davantage d’humiliation?
Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?
Hier j’étais triste et abattue. Mais que je suis en colère aujourd’hui.
Cette Idée, ce Parti, ces militants, mes camarades, à terre, affaiblis et humiliés encore davantage par des décisions ineptes et précipitées...
Même la joue au sol, regardons le ciel, camarade.
Nous sommes aujourd’hui les vagabonds des étoiles...
Faut-il que nous serrions les dents, faut-il que nous ayons le cuir tané pour résister encore à tout cela et malgré tout, garder l’espoir et regarder devant nous...
Vite,vite, qu’advienne le 7 mai... (et l’inscription dans nos statuts de l’interdiction formelle de prendre des décisisons fondamentales à moins de 72 heures après une défaite ou une victoire électorale ainsi que l’obligation de prendre soigneusement son temps pour réfléchir, même quand, surtout quand, tout semble pousser à la précipitation).
A bientôt
ps : Et ceci n’est en effet pas un message pour appeler à voter pour ou contre, en effet il y en a assez - comme chantait La Fiancée du Pirate " moi, j’m’en balance" (de N. Kaplan, avec Bernadette Laffont - )
De : LA LOUVE
vendredi 4 mai 2007
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