Réductions des dépenses de santé: chaque repli de la Sécurité Sociale est une victoire pour les assureurs privés
Depuis quelques jours, des pistes de « réductions de dépenses de santé » sont savamment distillées au grand public par le gouvernement : une journée d'hospitalisation en moins lors des accouchements, la moitié des interventions chirurgicales en « ambulatoire »... .
Ne soyons pas aveugles : il s'agit simplement de transférer au citoyen des dépenses jusque là prises en charge par la sécurité sociale.
En effet, la visite médicale, le suivi d’une jeune mère par une sage-femme à domicile, le changement du pansement, les soins infirmiers post opératoires... tous ces actes feront l'objet de retenues de franchise et de non remboursement.
Quels choix le patient pourra-t-il dès lors faire ? Premièrement, payer le surplus engendré par un acte considéré hier comme tout à fait normal et nécessaire, et désigné du jour au lendemain comme superflus, par besoins d'économie. Deuxièmement, renoncer purement et simplement aux soins, faute de moyens. Troisièmement, se tourner, lorsqu'il peut se le permettre, vers les fameux « produits complémentaires » des assurances privées.
Dans tous les cas, les Français vont payer de leur poche. Comme désormais à chaque nouveau projet de loi du gouvernement Valls, les grands gagnants sont tout désignés: le monde de la finance et les acteurs assuranciels, pour qui chaque désengagement de la Sécurité Sociale est une aubaine économique, et chaque repli de la solidarité nationale une victoire.
Le PCF défend, à l'opposé de cette politique, une égalité d'accès eux évolutions médicales et techniques, tant au niveau géographique qu'économique. Un maillage du territoire national beaucoup plus dense peut répondre à ce processus et permettre de ré-ouvrir des activités. Il faut donc le développement du service public hospitalier, si l'on veut conserver une sécurité sociale solidaire.
PCF lundi 30 juin 2014
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