Les droits des femmes, un "combat permanent"
Rédaction Web
9 Mars, 2014
[1]Plusieurs milliers de personnes (2.100 selon la police) ont manifesté ce samedi 8 mars, journée internationale des droits des femmes, sous un soleil printanier, pour défiler de la symbolique place de la Bastille jusqu'aux grands boulevards de Paris.
"Halte aux violences faites aux femmes", revendiquait d'emblée la banderole en tête du cortège des manifestants. "Solidarité avec les femmes du monde entier", proclamaient les slogans. Puis, "avorter, c'est un droit, intégristes hors la loi". Le droit à disposer de son corps et à s'appartenir revenait en refrain sur les banderoles des partis politiques de gauche, des syndicats, des associations de femmes, en particulier celles venues de pays où l'oppression est la plus pesante.
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L'union des femmes socialistes a donné le ton: "Retirez vos mains de notre corps, de notre identité, de notre force de travail", disait sa banderole, relayée par d'autres où étaient inscrit: "C'est mon corps, c'est ma décision." Alors que l'Espagne revient sur le droit à l'avortement, des femmes espagnoles immigrées demandaient: "Je ne veux pas avoir à mendier le droit à avorter." L'une d'elles, Olympia, 29 ans, professeure d'espagnol, fait part de son étonnement: "Pour moi, ça représente le retour au temps de Franco. C'est la situation que les femmes ont vécu en 40 ans de dictature."
"mon corps, mes choix, nos luttes" magnifique manif aujourd'hui ! #8MarsPourToutes [3] pic.twitter.com/kq29WIq0vm [4]
— Solidaires ScPo (@solidaires_scpo) 8 Mars 2014 [5]
"Partage des tâches"
Pour Nicole Savy, du groupe femmes de la Ligue des droits de l'Homme, en France "les droits des femmes sont bien représentés, mais les lois ne sont pas appliquées". Selon elle, l'exemple de l'interruption volontaire de grossesse est le plus frappant car on ferme des hôpitaux des maternités et les centres d'IVG sont de moins en moins nombreux".
Les Chiennes de garde côtoyaient le groupe des "FierEs", qui se revendiquent comme des "féministes hystériques", le PCF, les Jeunes Communistes qui défilaient soutenus par une fanfare, la CGT, le Planning familial, le Front de Gauche, le Parti de Gauche ou l'union syndicale Solidaires. "Partage des tâches, RTT, crèches et garderies et c'en sera fini des temps partiels subis", scandait la CGT.
[6] "Femmes de Gaza, femmes de Palestine, c'est l'humanité qu'on assassine", clamaient des manifestantes tandis que des Iraniennes disaient "non au voile obligatoire". Elles défilaient aux côtés de tamoules, de femmes du Kurdistan en costume de leur pays, de Tunisiennes.
Combat permanent
En écho à François Hollande, qui a lui-même reconnu ce samedi que l'amélioration des droits des femmes était "un combat permanent", des manifestants d'Osez le féminisme soulignait qu'en "2013, seulement 14% de femmes maires"
A la mi-journée, devant la pyramide du Louvre, sept femmes se présentant comme des militantes du monde arabe et musulman, ont manifesté nues contre "l'oppression". Munies de drapeaux tunisien, iranien, arc-en-ciel et français, elles se sont dévêtues avant de marcher sur les rebords des bassins qui jouxtent la pyramide. A Toulouse, 200 personnes ont défilé à l'occasion d'une "grève" symbolique des femmes "contre l'exploitation salariale/domestique/sexuelle".
- A lire aussi:
Femmes. "En France, le droit à l'avortement reste menacé" [7]
Parité en politique, un si long combat [8]
l'Humanité.fr
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