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NIVEAU DE VIE EN HAUSSE EN 2009 : POUR QUI ?

DE QUI SE MOQUE T'ON

L'INSEE annonce : "Nouvelle progression du revenu disponible brut des ménages"

Le revenu disponible brut des ménages poursuit sa progression ce trimestre (+0,8 % après +1,1 % au deuxième trimestre).

Additionner des choux et des carottes et y rajouter le caviar de quelques-uns à coté ne fait pas une bonne soupe pour tout le monde.


Le DARES fait une étude relative aux salaires et indique également: Dans les entreprises de 10 salariés ou plus de l’ensemble de l’économie hors agriculture et hors emplois publics, 84,5 % des salariés travaillent à temps complet au troisième trimestre 2009. Pour 11,0 % d’entre eux, le temps de travail est décompté sous la forme d’un

forfait en jours. Pour les autres, la durée hebdomadaire collective moyenne du

travail est de 35,5 heures. 15,5 % des salariés travaillent à temps partiel. Dans ces mêmes entreprises, l’indice du salaire mensuel de base de l’ensemble des salariés (SMB) croît de 0,5 % au troisième trimestre 2009, soit de 2,0 % sur un an.

L’indice du salaire horaire de base ouvrier (SHBO) y progresse de 0,5 % au cours du

trimestre et de 2,0 % sur un an. A titre de comparaison, l’indice des prix (pour l'ensemble des ménages et hors tabac) diminue de -0,2 % au cours du trimestre et de -0,4 % entre septembre 2008 et septembre 2009.  

 

Que dire de tous ces chiffres, sinon que de les analyser plus précisément.

 

Qui se réfère dans sa vie de tous les jours à des moyennes qui associent tous les revenus des ménages et notamment de ceux qui ont fortement progressés comme le fait l'INSEE?

 

Des études qui montrent que n'est saisi que la partie apparente des salaires.

 

En effet, si je prends l'exemple de revalorisation de salaires au cours de l'année, ce sont des données brutes, elles ne prennent pas en compte toute une série de dépenses nouvelles qui ont affectées les budget des familles et notamment les plus modestes en 2009.

 

Notamment es dépenses supplémentaires occasionnées par l'augmentation du coût de la santé.

 

L'immense cohorte des salariés en précarité, n'apparait pas non plus.

Je ne parle pas de ceux rayés des effectifs du pôle emploi.

 

Dans le calcul des revenus des ménages (qui comprend les revenus hors travail salariés), il est sûr que les ménages riches, ceux qui bénéficient du bouclier fiscal recueille des revenus supplémentaires qui font en sorte que l'indice en subit les conséquences.

 

Quand à l'indice des prix, parlons-en: cette indice ne traduira jamais la réalité du salariat car celui-ci n'a pas accès à certaines postes de consommation notamment ceux que se permettent les plus fortunés.

 

Prenons aussi les retraités: les revalorisations depuis des années ne suivent plus l'indice des salaires et sont limités à l'indice des prix et pour eux, les mises à niveau sont tellement pénalisantes que leurs retraites à dégringolé sous les effets de revalorisations inférieures que l'on retrouve aussi dans les complémentaires avec l'effet réduction des valeurs de points que l'on voudrait généraliser demain au régime général.

 

ujadas, sur la deuxième chaine, s'est fait le chantre de cette dite évolution positive, en taxant les français de pessimistes, et en prenant pour référence sur les prix la baisse du gas-oil par rapport à 2008 et qui aurait joué d'une façon importante: ce que ne dit pas le journaliste de la 2eme chaine sarkozienne, c'est que tout le monde ne roule pas en 4X4 et la différence de prix de l'énergie ne pèse pas de la même manière pour un ouvrier qui prend sa bagnole pour aller travailler que le cuistre du 16eme arrondissement pour aller faire un safari.

 

Conclusion: cet enfumage sur la progression des revenus des ménages (lesquels !) à travers des indices savamment bricolées ne vise qu'à relativiser le problème N°1 des salariés: leur mécontentement actuel sur les salaires.

 

Vise aussi à essayer de relativiser une autre réalité, de plus en plus voyante, celle des fortunés actionnaires qui ont vu leur pouvoir d'achat fortement augmenté en 2009 comme le souligne la bourse et le CAC 40 en cette fin d'année.

 

2009, bonne année pour les actionnaires, très mauvaise année pour les salariés et notamment ceux qui ont chômés des semaines et des semaines pour renflouer les caisses de ces messieurs.

 

Sarkozy, n'arrêtera pas le flot montant des revendications salariales qui ne manquent pas déjà de s'exprimer en cette fin d'année.

 

Le cador de l'Elysée va nous souhaiter ce soir, pour 2010, ses vœux : je lui souhaite les miens:  que lui soit imposé de par nos luttes de céder aux revendications salariales.

 

Une bonne raclée des salariés sur le plan des salaires: voilà ce qu'il mérite.

 

Bernard LAMIRAND


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Tag(s) : #Economie