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« C’est la République du mépris »

Article paru dans La Marseillaise du vendredi 26 novembre 2010

 

 

Le collectif Paca emplois aidés et des élus du Front de gauche se sont mobilisés en préfecture hier, pour une rallonge budgétaire. PATRICK DI DOMENICO
Le collectif Paca emplois aidés et des élus du Front de gauche se sont mobilisés en préfecture hier, pour une rallonge budgétaire. PATRICK DI DOMENICO

Contrats aidés. Une délégation d’élus a été refoulée par la préfecture alors que le collectif Paca était mobilisé.


« C’est un mépris total exercé par le préfet, tant à l’égard des personnes mobilisées que des élus », soupire Luc Léandri (PG), conseiller régional dans le Var (Front de gauche), qui a tenté, vainement hier avec une poignée d’élus, d’être reçu par Hugues Parant à propos de la suspension des contrats aidés. « C’est la République du mépris », lance Christian Pellicani (PC), conseiller municipal.
    Au même moment, le collectif Paca emplois aidés était mobilisé devant les bâtiments des pouvoirs publics pour exiger une rallonge budgétaire destinée au renouvellement de tous les contrats d’ici à janvier 2011.
    Alors qu’un communiqué de la préfecture annonçait, la veille, une rallonge de 1 100 contrats répartis dans les secteurs de l’insertion, de l’accompagnement des élèves en situation de handicap et de la sécurité, le collectif accuse le coup d’une rallonge « dérisoire ». « D’où sort ce chiffre ? », s’interroge Marie-Arlette Carlotti, vice-présidente du conseil général des Bouches-du-Rhône, relevant au passage, « l’opacité totale des pouvoirs publics sur une décision faite en l’absence de toute concertation ».
    Les réactions ne sont pas moins vives du côté du secteur de la culture, qui dénonce « l’absence totale de moyens aux autres secteurs concernés par la suspension », lance Pier Robert du collectif Paca, imaginant la sombre éventualité d’une « capitale européenne de la sécurité en 2013 ». Et de s’interroger, « où est le dialogue social ? La suspension est tombée brutalement alors qu’une circulaire datant du  8 juillet demandait déjà une diminution du rythme de prescription des contrats précaires et une baisse des paramètres de prise en charge. »
    A propos des contrats non réalisés entre le 8 novembre et le 1er janvier, qui devraient être, selon les services préfectoraux, « reportés sur les premiers jours de janvier 2011 », la méfiance reste de mise. « Qu’adviendra-t-il des contrats antérieurs au 8 novembre, quel sera le rythme des prescriptions en 2011 ? »
    Présents également, hier sur la place Félix Baret pour accentuer la convergence des secteurs non marchand, élus et délégués de la fédération syndicale FSU, qui regroupe les personnels de la fonction publique. « L’annonce de rallonge n’est qu’une rustine pour éviter que les fonctions d’Etat ne soient assurées », proteste Alain Barlatier, secrétaire général de la FSU 13. Dans l’Education, « un millier de contrats précaires vont sauter d’ici à juin 2011 », assure le secrétaire FSU avant d’exhorter avec le collectif, les pouvoirs publics à « la transformation vers de véritables contrats à durée indéterminée et statutaires ».


EMMANUELLE BARRET

 

 

Tag(s) : #Société