L'état des lieux
La passe de trois ? A 75 ans, Claude Gilardo, le maire de Brignoles, s’offre son dernier combat électoral. Avec l’objectif de
conserver son fauteuil de conseiller général. Un poste occupé depuis 1998 et le succès obtenu aux dépens d’Alfred Gautier, alors maire de Le Val. Victoire concrétisée en 2004 contre Jean-Pierre
Guercin. Face à lui, Claude Gilardo, retrouvera Jean-Paul Dispard, le représentant du Front national. Un Brignolais assez discret mais toujours prêt à profiter de la vague nationale pour jouer
les trouble-fête. Arrivé en tête lors du premier tour en 2004 avec 22,42 %, Jean-Paul Dispard avait même atteint les 25 % au deuxième tour talonnant le représentant de la droite Jean-Pierre
Guercin crédité de 30,59 % des voix. Cette année, le représentant de l’UMP sera Jean-Michel Rousseaux, l’opposant en titre de Claude Gilardo sur Brignoles. Une investiture que le quadragénaire
est allé chercher à la force du poignet, en se déclarant candidat bien avant la décision des dirigeants de son parti. Une façon élégante d’éliminer des rivaux potentiels comme les maires de La
Celle et Camps-la-Source. Le premier, Jacques Paul, était prétendant, le second, Bernard Vaillot, avait les faveurs des pronostics même s’il ne possède pas l’étiquette UMP. De son côté Claude
Gilardo peut s’enorgueillir de faire l’union de la gauche. A une exception près. Europe écologie présente Pascal Noël. Une fois n’est pas coutume, les socialistes brignolais ont rallié le camp
du sortant. Quel impact aura la présence verte au premier tour ? C’est la question tout en sachant que Laurence Vichniesky a réalisé 9,21 % à Brignoles aux Régionales en
2010.
Les enjeux
Outre la représentativité au département pour les trois années à venir, c’est bien la ville de Brignoles qui est en jeu lors de ce
scrutin. Le duel Claude Gilardo - Jean-Michel Rousseaux sera un véritable test à trois ans de la prochaine échéance municipale. Certes Claude Gilardo ne sera plus la tête de liste de la gauche,
mais il est important de marquer son territoire face à un adversaire plus que jamais déterminé à prendre sa revanche.C’est bien tout le dilemme de Jean-Michel Rousseaux. Une nouvelle défaite le
27 mars prochain serait considérée comme une sanction et il pourrait ne plus être le candidat idéal aux yeux des dirigeants de l’UMP désireux de récupérer la ville
sous-préfecture.
Ce qui fera débat
Mais attention encore une fois à la droite extrême capable de tirer son épingle du jeu en cas de triangulaire. D’où l’importance
pour les électeurs de se mobiliser dès le 20 mars. Tout au long de la campagne, le représentant de l’UMP ne manquera pas de mettre l’accent sur la présence du canton de Brignoles dans
l’opposition départementale. Mais le conseiller général sortant pourra toujours se targuer d’avoir obtenu de nombreux aménagement et notamment d’avoir réactualisé le dossier du gymnase du
collège Paul-Cézanne qui était tombé dans les oubliettes entre 2001 et 2008.
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