Partager l'article ! Bilan de 10 ans d’observation de la pauvreté et de l’exclusion sociale: Sixième rapport de l’ONPES : Bilan de 10 ans d’observation ...
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8 millions C’est le nombre de personnes qui vivent en France avec moins de 908 euros par mois. Même si ce niveau est stable depuis dix ans, la situation des plus vulnérables s’est "dégradée" et risque de s’aggraver avec la crise, selon le sixième rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale. |
Agnès de Fleurieu, présidente de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES), a remis, le 25 février 2010, le rapport 2009-2010 de l’observatoire à Benoist Apparu, Secrétaire d’Etat au Logement et à l’Urbanisme, et Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté.
Ce rapport constate que la crise est d’une ampleur sans précédent et a principalement touché les travailleurs pauvres ou précaires, mais également les jeunes.
ONPES estime qu’entre 2007 et 2010, le nombre de personnes ayant nouvellement atteint le seuil de pauvreté pourrait être de 240 000, soit une augmentation de 0,3 points.
"La persistance de la grande exclusion reste tout à fait préoccupante", et "la dégradation du marché du travail, en touchant les personnes qui étaient déjà les plus vulnérables, engendre un risque d’irréversibilité du chômage et de la pauvreté" explique Agnès de Fleurieu.
Le rapport relève l’augmentation de 15 % en 2009 du nombre de dossiers de surendettement, ainsi que la part croissante des revenus des ménages les plus pauvres consacrée au logement.
En ce qui concerne le logement social, l’Observatoire constate que "le taux d’effort est significativement plus bas dans le parc HLM que dans le secteur privé à loyers libres avec une différence de sept points en 2006 contre deux points en 1973" mais rappelle qu’il persiste de grandes difficultés d’accès au logement social. L’Onpes reprend les conclusions du rapport de la Fondation Abbé Pierre qui estime, qu’en 2009, plus de 3 millions de personnes sont non ou mal logées et du rapport Pelletier qui évalue à 3,4 millions le nombre de ménages concernés par la précarité énergétique.
Concernant l’emploi, le rapport constate qu’en plus de la montée du chômage et de l’augmentation importante du nombre de sans emploi en fin de droits, que "de nombreuses entreprises, encouragées par les aides de l’Etat, se sont efforcées de faire face à la baisse de la demande par une diminution du nombre d’heures travaillées ou par un recours accentué au chômage partiel". La décision de réduire la durée d’indemnisation du chômage est ainsi mise en cause.
Il souligne également que la France a mieux résisté à la crise que plusieurs pays voisins, grâce à son système de protection sociale et aux différentes mesures ponctuelles de soutien au pouvoir d’achat, dont la prime de solidarité active, qui sont venues renforcer les "stabilisateurs automatiques".
Le rapport met également en évidence l’efficacité du rSa, qui permet otamment "de mieux lutter contre la pauvreté des familles de travailleurs" et de réduire "sensiblement la quotité de travail nécessaire pour franchir le seuil de pauvreté".
Fiches de synthèse du Rapport 2009-2010
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