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Suicide d'un salarié de France Telecom à Marseille : Il y a des responsabilités politiques !

Communiqué de Pierre Dharréville
Secrétaire départemental du PCF 13
Membre du Conseil national du PCF





28 juillet 2009

Je viens d’apprendre avec émotion le suicide d’un salarié de France Télécom. C’est un fort sentiment de révolte qui m’anime aujourd’hui, comme de nombreux hommes et femmes à Marseille, à France Telecom et au-delà. La lettre qu’il a laissée à ses proches, à ses amis, à l’ensemble de notre société ne peut pas rester un cri dans le désert.

J’appelle la direction de France Telecom à ne pas faire la sourde oreille. Et au nom des communistes, je veux adresser à ses proches des mots de réconfort.

La souffrance au travail détruit des vies, elle va jusqu’à provoquer la mort. La domination capitaliste, caractérisée par une recherche du profit incessante et insensée, fait peser sur les hommes et les femmes un fardeau qui finit par manger leur vie. C’est cela que promeut le président Sarkozy quand il impose le "travailler plus". La "surcharge de travail", "le management par la terreur" sont des réalités que l’on voile derrière un simulacre de "normalité". C’est ce modèle que l’on promeut lorsque l’on parle de privatisation, les salariés de France Telecom sont bien placés pour le savoir et ils savent en particulier que les reproches adressés par leur collègue ne sont pas une vue de l’esprit. Les postiers commencent à voir s’appliquer de telles méthodes et ils ont raison de ne pas les accepter. Nombreux sont les syndicalistes, dans le secteur public comme dans le secteur privé qui se battent au quotidien contre ces engrenages.

Tous les signes donnés par ce gouvernement sont des encouragements à ces politiques d’exploitation maximum des hommes et des femmes. Pressions psychologiques, chantage à l’emploi, plans sociaux en cascade, appels permanents à la rentabilité et au "volontariat", élargissement des plages de travail (y compris jusqu’au dimanche). Ce n’est pas notre conception du travail, parce que le travail n’est pas le tout d’une vie.

Nous défendons un travail qui émancipe, qui épanouit, qui permet à chacune et chacun d’apporter sa pierre pour répondre aux besoins de la société.

Nous défendons un autre modèle de gestion, où les salariés ont de véritables pouvoirs d’intervention, où la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus court n’est pas la règle, car elle n’est bonne ni pour les hommes et les femmes, ni pour la planète, ni pour la démocratie.

Nous appelons à entendre ce cri de désespoir. Il nous met devant l’obligation de construire un autre rapport au travail.


Pierre Dharréville
Secrétaire départemental du PCF 13
Membre du Conseil national du PCF

Tag(s) : #Société