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Actus humanite.fr 30-09-2008

Crise financière : l'addition monte en France





Aucun euro déposé sur un compte en banque ne peut être touché" en France par la crise financière internationale, a assuré mardi le ministre du Budget, Eric Woerth. Mais c’est pourtant bien plus de six milliards d’argent public que la France, la Belgique et le Luxembourg ont injecté pour sauver mardi la banque franco-belge Dexia.

L’annonce en a été faite par le gouvernement belge à l’issue d’une nuit de négociations et au lendemain d’une chute de 28,5% de l’action du leader mondial du financement des collectivités locales, qui est la dernière victime en date de la crise de confiance des marchés. Cette fois encore, la puissance publique éponge les pertes.

Dans un communiqué, il a indiqué que les actionnaires publics et privés belges apporteraient trois milliards d’euros, l’Etat et la Caisse des dépôts injectant un montant similaire côté français.

L’Etat français y contribuera directement et indirectement pour un milliard et l’établissement public, déjà actionnaire de Dexia, pour deux milliards.

La décision de venir au secours de la banque franco-belge "a été prise pour garantir la continuité du financement des collectivités locales françaises", dont Dexia Crédit Local est le principal prêteur avec une part de marché supérieure à 40%, a indiqué l’Elysée dans un communiqué.

Le communiqué souligne d’autre part que "les parties s’engagent à présenter les mesures nécessaires pour améliorer en profondeur la gouvernance du groupe, en particulier ses organes de gestion".

Il s’agit du deuxième sauvetage de banque qui mobilise le gouvernement belge en l’espace de trois jours, après celui ce week-end de Fortis, un autre fleuron du pays.

Même si son premier métier, le financement des collectivités locales, est considéré comme particulièrement sûr, Dexia est fragilisée depuis le début de l’année par sa filiale américaine FSA, spécialisée dans le rehaussement de crédit.

Elle a accumulé près d’un milliard de dollars de pertes sur les trois derniers trimestres et a nécessité des injections de capital pour préserver la notation AAA nécessaire à son activité.

L’action Dexia, qui est suspendue de cotation sur Euronext Paris et Euronext Bruxelles, accuse une baisse de 58% depuis le début de l’année.

L’annonce du plan de sauvetage de la banque a provoqué un rétrécissement de 30 points de base de sa prime de risque (CDS) sur le marché, qui est revenue autour de 500, ce qui signifie qu’il en coûte 500.000 euros pour protéger 10 millions d’euros de dette Dexia contre le risque de défaut.

Tag(s) : #Economie