Le seul fait de proposer aux communistes comme débat de congrès le renoncement à l’existence du parti comme idée novatrice, pour aller vers la création d’une organisation politique sans contenu révolutionnaire, relève de la volonté de faire plier les adhérents sous la férule de la stratégie de capitulation qui fait ses ravages en plein cœur de la gauche. Nous devons lui opposer notre détermination, non seulement à maintenir solidement la seule force révolutionnaire vivante en France et en Europe, mais à créer les capacités théoriques, politi-ques et de luttes populaires permettant de faire échec à l’idéologie dominante.

C’est la condition incontournable pour la refondation de la gauche, condition liée au refus d’adaptation au type de développement capitaliste, au rejet d’un compromis de la gauche avec la politique de la droite et du pouvoir sarkozyste.

Nous avons les outils de notre novation. Appeler les communistes à les abandonner, sous couvert d’une prétendue impossibilité à les faire prendre en main par « la société », alors qu’en pratique ils ont été laissés de côté dans la bataille, c’est ce qui consiste à plier bagage alors que le combat fait rage autour des contenus fondamentaux : l’emploi, la formation, les moyens et les pouvoirs, et les potentialités de dépassement du marché du travail, de l’économie de marché…L’action pour l’environnement, pour le développement durable, est condi-tionnellement soumise à ces transformations révolutionnaires ; elle ne peut lui être substituée, sous peine de faire le bonheur de la droite et de conforter sa domination en détournant notre combat des enjeux centraux.

Nous avons tous les éléments de connaissance de la société d’aujourd’hui, de ses évolutions liées à la fois à la révolution des forces productives et au type de croissance capitaliste. C’est la base de nos études et du projet communiste. Il ne convient pas d’utiliser ce thème comme justification de nos échecs électoraux. Une meilleure connaissance est étroitement liée à des liens forts avec les classes populaires, avec les luttes et la bataille des idées.

Nous ne devons édulcorer les causes ni de nos échecs ni de ceux de la gauche, ni tirer parti de ces échecs pour justifier une stratégie et la renouveler alors qu’elle est à la racine de nos reculs.

Les communistes doivent dire non à l’abandon en oeuvrant à l’action du parti communiste, aux luttes populaires, avec la jeunesse qui en prise directe avec le pouvoir du capital…

Le Parti communiste peut et doit sortir de l’impasse dans laquelle l’ont engagé les abandons et les refus de procéder aux analyses du capital, à sa crise, aux projets et à la visée de transformation, ainsi qu’aux luttes. Nous devons plus que jamais être et devenir communistes.

23 juillet 2007