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Les organisations varoises des syndicats CGT, FSU, Solidaires, FO, UNEF et UNL, réunis en intersyndicale pour s’opposer à la loi El Khomri, ont reçu la presse à la Bourse du Travail, à Toulon, pour faire le point sur l’organisation de la prochaine journée d’action du jeudi 31 mars.

Un mouvement de mobilisation nationale qui va se traduire dans le département par trois manifestations. A Toulon à 10h00 , place de la Liberté. Même heure à Brignoles, devant le lycée Raynouard. Et 10h00, à Draguignan, devant la sous-préfecture.

« Une mobilisation qui s’annonce très suivie », commence Olivier Masini (CGT), pour l’intersyndicale. « Ce projet porte une précarisation à outrance. Il y a eu un élan d’indignation qui s’est traduit par une pétition qui a recueilli 1,3 millions de signatures », rappelle le syndicaliste. « Très rapidement avec la mobilisation du 9 mars on s’est aperçu qu’on assistait à la construction d’un mouvement intergénérationnel. »

« Le 9 mai nous étions 4000 à Toulon et 400 à Draguignan. Cette mobilisation a fait bouger les lignes et le gouvernement est revenu sur certains points du projet. »

« C’est une escroquerie intellectuelle »

« Mais nous ne sommes pas dupes, derrière les modifications, il reste 90% du projet de loi Travail. Nous on est là, aujourd’hui, pour rappeler aux salariés et aux jeunes que ce projet de loi, tel qu’il est, n’est ni amendable ni négociable. Nous, on demande son retrait. »

Myriam Barnel (FO) dénonce, à son tour, « l’inversion de la hiérarchie des normes » contenu dans ce texte. « Ce qui permettra, par accords collectifs, de déroger au contrat de travail. Donc toucher à la rémunération, à la durée du temps de travail... »

Inefficace en termes de créations nécessaires d’emplois, selon les syndicalistes, ce projet de loi pourrait en revanche généraliser la précarité et aggraver les inégalités professionnelles. « Notamment envers les femmes, déjà lourdement touchées », rappelle Myriam Barnel.

« Ce qu’il faut rappeler, c’est que le code du travail est un recueil de textes qui protège les salariés dans le rapport de subordination qu’ils ont avec leurs employeurs. Ce projet de loi vise à réduire cette protection pour donner encore plus de pouvoir aux patrons », explique Pascal Brun (Solidaire). « Et ça pour nous, c’est pas possible.»

« Un des grands arguments du gouvernement, c’est de dire que cette loi permettra d’embaucher plus de monde. C’est une escroquerie intellectuelle. »

« Toute loi est censée protéger les plus faibles...», rappelle Emmanuel Trigo (FSU).

Autre aberration dénoncée par Matthew, porte-parole lycéen de l’UNL : « Pendant nos études on est déjà dans une situation de précarité. On ne veut pas en plus revivre ça lors de notre entrée dans la vie professionnelle. »

A côté de lui, Dimitri, président de l’UNEF, confirme : « Un étudiant sur deux vit sous le seuil de pauvreté. Et 1 million d’étudiants en France sont salariés. Alors le monde du travail, on le connaît. Voilà pourquoi les jeunes se mobilisent. Contre "le travailler plus, gagner moins et se faire virer plus facilement". Oui, les jeunes en ont marre de ne pas être écoutés...». Et les deux assemblées générales tenues à l’université lui laisse entrevoir une forte mobilisation pour jeudi.

Thierry Turpin « La Marseillaise »

Manifs du 31 mars (Var) à 10h Brignoles, Draguignan, Toulon
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