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EELV-FdG. La gauche qui tient tête

La liste la Région coopérative tenait son grand meeting régional d’avant-premier tour hier à Marseille, au Dock des Suds.
Attablés à la tribune comme à une terrasse de café, les têtes de liste la Région coopérative avaient hier un message à faire passer : ce n’est pas la peur qui doit s’exprimer dimanche mais l’espoir. Jean-Marc Coppola, co-tête de liste, l’affirme en premier : « Toutes les questions posées » par ce jour « de feu, de fer et de sang » sont au cœur « de ce qui nous porte : redonner du sens à l’humanité ». « Nous avons continué à construire des dynamiques humaines face aux défis des temps présents et à venir parce que c’est la raison d’être de la politique », martèle-t-il.
Et se remémorant sa campagne au contact des salariés en lutte dont les Fralib, « qui nous enseignent l’intelligence du rassemblement sans rien lâcher de la lutte de classes », et des citoyens mobilisés, il en a la conviction : « Notre peuple a la possibilité de relever la tête. » Pour le communiste, il faut « s’attaquer aux racines du mal et donc faire de l’émancipation de la jeunesse la première des priorités », considérant que la Région est pour cela un outil de taille au regard de ses compétences.
« C’est toute l’austérité qu’il faut mettre en cause »
« J’en ai plus qu’assez d’entendre chanter la Marseillaise comme un chant nationaliste alors que c’est un chant révolutionnaire, d’entendre convoquer la République sans qu’on veuille mettre en œuvre ses valeurs ! », lance-t-il. Très applaudi, il insiste : « Nous n’accepterons pas les interdictions de manifester et les assignations à résidence de militants. » Pour lui, « il n’y a pas de sécurité sans justice, sans égalité, sans droits et sans libertés ».
« Aucun des problèmes provoqués par les politiques libérales et austéritaires n’a disparu depuis le 13 novembre », rappelle Jean-Marc Coppola qui n’a pas oublié « l’aveu de François Hollande dans son discours au congrès : on peut se défaire des politiques d’austérité » quand il s’agit de sécurité nationale. Mais pour le candidat, « c’est toute l’austérité qu’il faut mettre en cause » car « les épreuves que nous traversons soulignent à quel point nous avons besoin des services publics et de volonté politique pour les faire vivre et les renforcer ».
Déterminé à combattre « le totalitarisme terroriste » comme le « nationalisme haineux » qu’il juge complices d’une même vision de la société, « une société de toutes les formes de dominations », Jean-Marc Coppola appelle à leur opposer « la civilisation du bonheur ». À l’attention de ceux qui doutent et craignent la menace FN, il indique : « Nous la combattons depuis longtemps et nous continuerons sans relâche même s’il ne doit rester que nous face à eux. » Citant Aragon « quand les blés sont sous la grêle/fou qui fait le délicat/fou qui songe à ses querelles/au cœur du commun combat », il appelle le rassemblement la Région coopérative à s’amplifier et conclut en s’écriant « soyez optimistes et résistons ! »
Sophie Camard, co-tête de liste écologiste, prend à son tour la parole : « En s’ouvrant aux citoyens, la Région coopérative a permis de faire aussi coopérer des partis comme EELV, le Front de gauche, la Nouvelle gauche socialiste dans la recherche d’un projet positif qui réponde aux urgences du moment. » Pour elle, « l’état d’urgence, il est climatique, il est démocratique ».
« Face à Marion nous serons Marianne »
« Faut-il que ce soit dans notre Région que Claude Allègre, porte-parole des derniers climato-sceptiques soutienne M. Estrosi ? Et si au lieu d’être toujours en retard, notre Région prenait de l’avance en devenant une Région pionnière de la transition écologique. Voilà notre projet ! », s’exclame-t-elle.
Rappelant que « cela fait longtemps que nous savons qu’il faut penser global et agir local », elle condamne le projet de repli nationaliste du FN et lance : « Pour ma part je garderai toujours la double nationalité : citoyenne de la République française et citoyenne du monde. »
« Je le répète : face à Marion nous serons Marianne », déplorant qu’une autre femme, la candidate FN, attaque le planning familial. « Je n’oublierai pas de parler de notre gouvernement qui se dit de gauche. Je veux lui dire que si on veut éviter la violence en entreprise comme chez Air France il faut garder des moyens pacifiques de résolution des conflits : cela s’appelle le droit du travail. »
Décidée à développer les transports, l’isolation des logements, et à faire de Paca la première région solaire de France, elle refuse les propositions sécuritaires de la droite et de l’extrême droite : « Ce n’est pas au moment où l’État coupe les moyens aux Régions que la Région va financer l’État sur ses compétences régaliennes. » Sophie Camard ne veut pas d’une « Région désertée par la gauche et les écologistes jusqu’en 2021 » et termine en appelant à la mobilisation dimanche : « Chassez les idées noires, votez utile, votez pour la Région coopérative. »
Léo Purguette (La Marseillaise, le 2 décembre 2015)
Les visages du rassemblement

Christine, Le Pradet. « C’est important que l’on se mobilise pour le dernier meeting de campagne en vue du 1er tour. Un premier tour déterminant, où l’on espère dépasser les 10%. Un pari que je compte bien remporter. Ce résultat est la concrétisation d’une démarche commune, où nous avons appris beaucoup les uns des autres. Nous avons appris à partager nos idées, écologistes et communistes en menant une démarche citoyenne, qui trace de nouvelles perspectives politiques à gauche. »
Frédéric, Arles. Ce militant communiste estime décisif l’issue de cette élection. « Pour ma ville de culture, un basculement de la Région à droite ou à l’extrême droite signe la fin de l’engagement de la collectivité pour l’action culturelle d’Arles. Une ville sans culture, c’est une ville sinistrée. C’est important de rassembler des formations qui veulent contrer l’austérité. Une alliance Front de gauche-EELV dont les points communs sont déterminants. »
Bernard, Marseille. Ce militant d’EELV aura tiré de nombreux enseignements d’une campagne « où les gens ont découvert qu’il y avait une autre voie que celle du fatalisme. Une autre offre politique existe et cela pourrait réveiller quelques abstentionnistes. Une abstention qui ne profite qu’à ceux qui sont haut dans les sondages. Nous avons fait de la politique autrement, avec une liste citoyenne. Une gauche unie. Où écologistes et communistes sont bien décidés à aller de l’avant. »
Marie-Lou, Nice. Cette jeune militante communiste de 19 ans s’est engagée dès le début dans une campagne contrariée par les événements du 13 novembre. « Sur le terrain, j’ai rencontré des gens qui posent beaucoup de questions sur le futur. Les jeunes se demandent comment ça va se passer pour eux demain. On a essayé de leur apporter des réponses, des perspectives. Ils sont étonnés de la qualité de nos propositions notamment celle concernant la plate-forme des formations. »
Propos recueillis par Catherine Walgenwitz (La Marseillaise, le 2 décembre 2015)

EELV-FdG. La gauche qui tient tête en PACA !
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Tag(s) : #Elections régionales 2015