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Transition énergétique : « Inadéquation entre ambition affichée et moyens mis en œuvre » (PCF)

La loi Transition énergétique vient d’être définitivement votée par le parlement après plusieurs navettes entre les deux assemblées.

Face aux défis des dérèglements climatiques, il est effectivement urgent d' engager notre pays dans la transition énergétique, la promotion de transports propres, l’économie circulaire, la rénovation énergétique des bâtiments ainsi que le déploiement d’énergies renouvelables et décarbonnées. Ces choix sont défendus de longue date par les communistes.

Aujourd'hui l'absence de véritables perspectives de développement des transports notamment ferrés (voyageurs et marchandises) ne sont pas au rendez-vous au moment où la réduction des énergies carbonées est inscrite à l'agenda de la conférence internationale sur le climat fin 2015.

Si nous notons des évolutions au fil des débats, notre insatisfaction persiste. Cette loi s’inscrit dans une logique récurrente depuis plus de vingt ans de recul de la maîtrise publique de l’énergie. Nous sommes hostiles à la démarche d'ensemble consistant à organiser la privatisation du secteur de l'hydro-électricité et à mettre en place un nouveau marché spéculatif de l'effacement au profit du privé. Cette logique de privatisation pour complaire à Bruxelles risque d'entraîner une augmentation des tarifs de l'électricité. Elle va à l'encontre d'une volonté de consentir un accès à l'énergie pour tous à un faible coût et de réduction de la précarité énergétique.

Par ailleurs, nous restons préoccupés par les limites arbitrairement fixées au nucléaire dans notre mix énergétique. Pourtant notre électricité est la moins chère d'Europe et elle reste déterminante à la réponse aux besoins de notre société. Pour le PCF, toutes les dispositions doivent être prises pour garantir le potentiel de notre filière nucléaire avec les entreprises telles qu'Areva, Edf, le CEA...

Enfin, il y a une inadéquation entre l'ambition affichée et les moyens mis en œuvre. Nous regrettons que les mesures de ce texte ne soit pas assortie de financement public suffisant qui soient à la hauteur des enjeux. Cette pénurie de moyens qui tient à la poursuite absurde des politiques d'austérité budgétaire explique que le gouvernement se tourne vers le secteur privé avec ces logiques de profit à court terme alors que pour les réponses aux enjeux énergétiques nécessitent des temps longs en matière d'investissement.

Jeudi 23 juillet 2015
Tag(s) : #Politique