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Finances. Le Front de Gauche vise la dette

Sa résolution débattue jeudi à l‘Assemblée nationale.

Les Députés Front de Gauche, à l’origine d’une proposition de résolution européenne sur la dette souveraine des États, ont dénoncé la dette comme « un outil de domination politique» aux dépens des populations, appuyés par des représentants de Syriza et Die Linke.

Cette proposition de résolution, déjà adoptée en commission des Affaires européennes mais rejetée en commission des Finances, sera débattue jeudi lors d’une journée consacrée à des textes du Front de Gauche.

« Elle ne sera pas adoptée », mais l’objectif est de « provoquer du débat sur les politiques austéritaires menées au nom de la dette », a déclaré son auteur, Nicolas Sansu.

« Au nom de la dette, trop de promesses de campagne de 2012 ont été abandonnées. Au nom de la dette, les collectivités locales, les hôpitaux, l’État sont appelés à faire des efforts de diminution de dépenses qui, à terme, sont inefficaces et injustes tant en matière d’activité que de créations d’emplois. Au nom de la dette, on étrangle des peuples en Europe, à commencer par nos amis grecs qui ont le courage d’ouvrir un chemin différent de celui qui a échoué », souligne-t-il.

« Avec un peu de perfidie », Nicolas Sansu a affirmé avoir « posé la question à l’Agence France Trésor de savoir si ce sont les princes qataris ou le parti communiste chinois qui détiennent une grande part de la dette de la France. La réponse : c’est les deux ! » Une demande de mission d’évaluation et de contrôle sur la transparence de la dette française a été adressée au président de la commission des Finances, l’UMP Gilles Carrez, selon l’élu Front de Gauche.

Le texte liste aussi diverses propositions pour « imaginer des alternatives » à cet « instrument de chantage et d’asservissement des peuples européens », avec un éventuel moratoire sur tout ou partie de la dette, de nouvelles ressources pour financer l’économie hors de « la tutelle des marchés financiers ». « La dette est un prétexte à une offensive néolibérale, et la Grèce est utilisée comme un cobaye pour expérimenter le seuil de tolérance d’un peuple avant d’appliquer cette politique dans toute l’Europe », a estimé Vangelis Goulas, représentant de Syriza en France. Un représentant de Die Linke a soutenu la proposition de résolution sur « la prétendue crise de la dette », assurant que « les politiques d’austérité ont des conséquences sociales sur les populations, y compris en Allemagne ».

La Marseillaise, le 6 mai 2015

Finances : Le Front de Gauche vise la dette
Tag(s) : #Economie