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Dimanche, se faire entendre à gauche !

Posté le 18 mars 2015

Le brouillage sciemment organisé sur les enjeux de l’élection des conseillers départementaux, dimanche prochain, est partie intégrante d’une stratégie politique commune à la droite sarkozyste et aux tenants du pouvoir. La raison est double : droite et pouvoir en place rivalisent dans une compétition absurde sur les meilleurs « œuvriers » de l’austérité. En même temps, ils veulent faire des élections cantonales un match préparatoire des élections présidentielles. Et ils le font de la pire des manières. Chacun croyant qu’il pourra être élu à condition d’affronter l’extrême-droite. Cette écœurante manière de faire de la politique, sur un fond de ras le bol général, de fatigue de nos concitoyens, de stériles joutes politiciennes, aboutit au maintien et au renforcement d’un système économique et institutionnel à bout de souffle, prétendument au nom du rejet du pire, celui-là même qu’engendre ce système.
Brisons cette triangulation d’ici dimanche en contribuant à la mobilisation des électrices et des électeurs progressistes, de gauche et de l’écologie politique, qui, quelle que soit leur préférence peuvent choisir un vote clairement anti-austérité, antisystème, anti-FN jusqu’au bout, en utilisant les bulletins des candidats de rassemblement, présentés ou soutenus par les forces du Front de gauche.
Rester chez soi, donnerait, sans le vouloir, de la force à l’extrême-droite dont on voit bien qu’elle est une arme privilégiée aux mains des partis de l’ordre établi.
Dimanche, il conviendra de penser à sa vie quotidienne, celle de sa famille, des enfants comme des personnes âgées. En effet, les assemblées départementales gèrent des budgets importants pour l’aide sociale, la construction des collèges, l’aide à la création et aux équipements culturels, aux clubs sportifs, aux transports, à la réhabilitation ou la construction de logements sociaux, de crèches ou de maisons de retraite. Tels sont les programmes départementaux que mettent en œuvre nos amis qui gèrent ou participent à la gestion de département. Un exemple suffit à le montrer. Dans le Val de Marne, il y a 76 crèches départementales quand il n’y en a que… 5 dans les Hauts de Seine. Ceci n’est jamais mis dans l’actuel débat national, réduit aux petites phrases et aux passes d’armes de petits coqs sans envergure qui dégoûtent les citoyens. Pas plus que les combats des élus ruraux pour les services publics, l’aide à l’installation de jeunes agriculteurs ou le fonds pour le développement rural qu’a mis en place le président Dufrègne dans l’Allier. Ils ne veulent pas en parler car l’extrême-droite et la droite sarkozyste, considèrent la solidarité nationale comme de l’assistanat. Quant au pouvoir, il est en train de retirer plus de 11 milliards d’euros aux collectivités territoriales et la droite voudrait en retirer le double. Dans le Val-de-Marne, en Seine-Saint-Denis et dans les départements quelle espère conquérir, cette dernière voudrait réduire de plusieurs dizaines de millions d’euros les crédits utiles aux jeunes, aux populations. Que chacun y pense dans l’isoloir. Après, il sera trop tard !
Que chacune, chacun réfléchisse à une conception des départements visant à faire d’eux des services publics de proximité au service de toutes et tous, avec des élus proches des citoyens. Et non des relais de politiques nationales et européennes dont la nocivité n’est plus à démontrer.
Que chacune, chacun fasse le choix d’un vote pour sortir de l’absurdité de l’austérité qui, à force de réduire les dotations d’Etat utiles, commence à empêcher l’indispensable rénovation des collèges, l’entretien du réseau routier, l’aide à la culture, l’aide à la construction de logements, de crèches ou de maisons de retraite publiques à prix abordable, alors que l’enjeu de l’autonomie des personnes âgées va se poser avec plus de force dans les années à venir. Quelle famille n’est pas concernée par ces enjeux, par cette amputation de crédits d’investissement qui sont autant de stimulants de l’activité et donc de l’emploi ?
Laisser passer son tour dimanche comporterait donc de réels risques que semblent sous-estimer ceux qui, dans la gauche de transformation sociale et écologique, prétendent que les élus ne servent à rien ou qu’ils sont tous les mêmes. Sauf que pendant la durée d’un mandat, certains sont contre vous alors que d’autres s’efforcent de vous écouter, de vous respecter et de porter dans les institutions de la République vos aspirations sociales, démocratiques, culturelle et environnementales. Affaiblir les premiers et renforcer les seconds, c’est à cela qu’il conviendra de contribuer par son vote. Chaque jour, chaque heure va compter d’ici dimanche pour bousculer la donne et faire entendre un fort messag
e de gauche.

Dimanche 22 mars, se faire entendre à gauche !
Tag(s) : #Elections départementales 2015