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75 % des Grecs soutiennent leur gouvernement


Mardi, 10 Février, 2015
Humanite.fr

Le gouvernement grec, qui poursuit un bras de fer tendu avec la BCE et la Commission européenne, peut compter sur le fort soutient de son peuple, garant de sa légitimité.

Les positions défendues par Tsipras face à la Troika et la remise en cause des politiques d’austérité sont soutenues à 75% par le peuple grec selon un sondage publié ce mardi par l’institut Alco. Et plus des deux tiers des Grecs approuvent l’ensemble du programme du gouvernement Syriza, présenté cette semaine au Parlement.
Fort de ce soutien sans ambiguïté, le ministre des Finances Yanis Varoufakis et le Premier ministre Alexis Tsipras, chef de file du parti de gauche radicale Syriza, pourront faire valoir qu'ils ont été élus pour mettre fin au programme d'austérité imposé dans le cadre du plan d'aide international. Qu’ils sont démocratiquement élus et fort de la légitimité d’un tel soutien populaire. Le ministre des Finances doit rencontrer mercredi ses homologues de la zone euro et Premier ministre participera le lendemain au Conseil européen, qui réunit les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union.
Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a déjà sorti les menaces en lançant ce mardi que si la Grèce ne voulait pas d'un nouveau programme, alors tout était fini. Il a ajouté que l'Eurogroupe voulait entendre mercredi de la part d'Athènes quelque chose qui l'engage.
Ce que devrait négocier Varoufakis

Voici, sur la base de déclarations officielles et d'informations obtenues de plusieurs sources, ce que devrait demander Yanis Varoufakis à l’Eurogroupe:

Une période de transition de six mois jusqu'au 1er septembre durant laquelle la Grèce et ses partenaires discuteraient des moyens permettant de rendre la dette publique grecque soutenable. Cette période de transition durerait jusqu'à l'entrée en vigueur d'un nouvel accord.
Le refus définitif traiter avec la "troïka", qui regroupe la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).
Un maintien à 1,5% du produit intérieur brut (PIB) de l'objectif d'excédent budgétaire primaire (soit hors service de la dette).
Un relèvement de huit milliards d'euros du plafond d'émission des bons du Trésor par rapport à celui de 15 milliards en vigueur pour l'instant. La Grèce estime que ce relèvement lui permettrait d'assurer le financement de l'Etat jusqu'en août et de rembourser les obligations détenues par la BCE qui arriveront à échéance pendant l'été.
Le versement de 1,9 milliard d'euros de profits réalisés selon Athènes par la BCE et les banques centrales nationales sur les obligations d'Etat grecques qu'elles détiennent.
http://www.humanite.fr/

Tag(s) : #Europe