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Meeting de Pierre Laurent (PCF) à Marseille

Pierre Laurent à Marseille. Réchauffés par le soleil grec

Pierre Laurent entamait hier son tour de France à Marseille lors de la présentation des vœux de la fédération communiste des Bouches-du-Rhône. Solidarité et République ont été ses maîtres-mots.

« Nous avons quelque chose à fêter ce soir ! », lance Pierre Dharréville, le Secrétaire départemental du PCF 13 en ouverture du meeting de Pierre Laurent hier. Sans qu’il n’ait besoin d’en dire plus, la foule exulte. La victoire la veille de Syriza, parti de la gauche radicale grecque, est dans toutes les têtes.

Dans la joie du moment, Pierre Dharréville n’oublie pas pour autant « l’ombre [que les participants ont] au cœur » après les tueries de Charlie hebdo et de l’Hyper Cacher. Pour lui, il est temps de « reconquérir une République commune où la loi est la même pour tous et qui ne laisse pas ses valeurs être piétinées par le pouvoir de l’argent et le cynisme du capitalisme ». Citant le poète turc Nazim Hikmet, « je suis communiste / je suis amour des pieds à la tête », il réaffirme l’engagement de ses militants pour le vivre ensemble.

À propos des difficultés de la presse et notamment celles de La Marseillaise, il affirme : « nous ne la laisserons ni disparaître, ni tomber aux mains des marchands », et, explicitant le sens de l’offre de reprise formulée, il s’adresse aux salariés : « face aux difficultés je veux leur dire la détermination qui est la nôtre, dire la révolte qui nous ronge devant nos propres limites, dire aussi le courage qui nous anime ».

Un engagement repris ensuite par Pierre Laurent : « Il faut que vive La Marseillaise, Le Ravi, et que cette région ne devienne pas un cimetière médiatique ». Lui-même ancien directeur de la rédaction de L’Humanité, il a déposé un amendement « Charb » au Sénat, visant à favoriser les souscriptions d’aide aux titres en difficulté, rédigé à la demande du directeur de la publication de Charlie Hebdo avant son assassinat.

Mais c’est par quelques mots grecs, au premier rangs desquels « elpida », « espoir », que le Secrétaire national du PCF tient à commencer son discours. « Après 5 ans d’humiliation, de chantage et de pressions, le peuple grec a repris le pouvoir sur son destin et ici, nous avons senti la douceur du soleil d’hiver athénien », lance-t-il.

Également Président du Parti de la gauche européenne dont Alexis Tsipras est le Vice-Président, Pierre Laurent ne cache pas son émotion après la victoire des forces anti-austérité en Grèce. « C’est la victoire de la souveraineté de chaque peuple qui fera de l’Union européenne refondée, une Union européenne de la démocratie et pas des marchés ! », s’exclame-t-il. « Ce gouvernement n’a de leçons à recevoir de personne, il a un mandat clair : le programme de Syriza » martèle le dirigeant communiste en rappelant le « vol » du vote des Français lors du référendum de 2005. « Syriza, c’est la victoire de la solidarité contre le chacun pour soi, l’exact inverse de la politique de Marine Le Pen », insiste-t-il après les tentatives de récupération de la patronne du FN.

« Nous ne sommes pas en guerre »

Appelant à « reconstruire le système éducatif » de la République, il contredit Manuel Valls : « nous ne sommes pas en guerre, nous sommes mobilisés pour empêcher la guerre ! » Pierre Laurent, très opposé au « fourre-tout libéral » qu’est la loi Macron, demande à nouveau aux parlementaires de gauche de rejeter le texte.

À propos des départementales et du rassemblement pour changer de cap, il souligne que « l’arc des forces représentées au meeting français de soutien à Syriza, va très au-delà du Front de gauche » et affirme : « nous ne sommes pas une petite force de premier tour. C’est à nous de porter cette ambition majoritaire. »

« Si le peuple retrouve confiance en sa force, tout redeviendra possible », conclut-il avant d’entonner avec la salle la Marseillaise et l’Internationale.

Léo Purguette (La Marseillaise, le 27 janvier 2015)

Meeting de Pierre Laurent (PCF) à Marseille
Tag(s) : #Politique