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Kobané : "Si la ville tombe, les civils seront probablement massacrés"

Les djihadistes ont pris le QG des combattants kurdes dans le nord de Kobané, vendredi. La ville, où vivent encore environ 700 civils, serait sur le point de tomber entre les mains de l’EI. La Turquie empêche toujours les renforts de passer la frontière.
Depuis son entrée lundi dans Kobané, l'EI en a pris 40%, se frayant un chemin vers sa périphérie nord, à un kilomètre environ de la frontière turque. La progression du groupe radical n'a pas été freinée par les frappes aériennes de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, insuffisantes pour sauver la ville de l'aveu même des responsables militaires américains.
Les djihadistes se rapprochent de plus en plus du poste-frontière avec la Turquie, qu'ils cherchent à prendre pour assiéger totalement la ville, mais ils progressent aussi par le sud et l'ouest de Kobané. Des combats très violents ont eu lieu en outre dans l'est de la ville.
A Genève, l'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan De Mistura, a dit craindre à Kobané un "massacre" semblable à celui de Srebrenica. Selon lui, jusqu'à 700 civils se trouvent encore dans le centre-ville, dont une majorité de personnes âgées, et entre 10.000 à 13.000 autres sont rassemblés tout près de la frontière. Si la ville tombe, ces civils seront "très probablement massacrés", a-t-il déclaré. Il a en outre appelé la Turquie, qui interdit aux Kurdes syriens réfugiés en Turquie de repasser la frontière, à "autoriser le flot de volontaires à entrer dans la ville pour soutenir son action d'autodéfense". Mais le ministre turc des Affaire étrangères, Mevlut Cavusoglu, interrogé par la chaîne de télévision France 24, a estimé que renvoyer des civils vers la guerre serait "un crime".
Le chef du principal parti politique kurde de Syrie a, lui, pressé la Turquie de laisser passer des armes.
Ankara conditionne sa participation à la lutte anti-EI à la création d'une zone tampon, mais cette proposition n'est pas à l'ordre du jour, selon Washington et l'Otan.
Eugénie Barbezat avec AFP
Samedi, 11 Octobr
e, 2014
http://www.humanite.fr/

Kobané : "Si la ville tombe, les civils seront probablement massacrés"
Tag(s) : #Monde