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La Confédération syndicale des familles table sur une hausse des dépenses de scolarité de 1,35% pour cette année. Une augmentation difficile à assumer pour les foyers modestes.

Guère réjouissant. La Confédération syndicale des familles (CSF) a annoncé une hausse générale de 1,35% du coût de la rentrée scolaire 2014. Publiée hier, cette enquête annuelle intègre les dépenses à la rentrée puis au cours de l’année. Si le prix des fournitures baisse de 0,27%, les tenues de sport et les dépenses liées aux assurances scolaires, en hausse de 12%, font grimper la facture. Ce sont notamment les changements de cycle – CP, 6e et seconde – qui coûtent le plus cher: 150euros pour l’entrée à l’école primaire, 325euros pour l’entrée au collège et 655euros en moyenne pour l’entrée en seconde. Les dépenses s’envolent même à plus de 800euros pour les élèves qui intègrent des ­secondes techniques. La CSF a une nouvelle fois revendiqué la baisse de la TVA à 5,5% sur les fournitures scolaires. «L’école étant obligatoire, ces fournitures sont des produits de première nécessité», argumente la présidente de l’association, Marie-Françoise Martin.

Certains ménages sont obligés d’emprunter

Cette mesure serait bienvenue au regard du poids de la rentrée sur le budget des familles au Smic ou moins. Une famille dont un parent perçoit le Smic et le RSA consacre plus de 28% de son budget à la scolarisation de ses trois enfants au collège et à l’école primaire. Pour une personne seule, bénéficiaire du RSA, c’est la moitié de ses revenus. Et près de 110% pour une famille de cinq ­enfants (en CM2, en 4e, en 2e bac pro industriel, en 1re scientifique et l’un en BTS). «Les revenus n’y suffisent pas. Certaines familles sont contraintes à emprunter», déplore Catherine Conat, responsable politique du secteur éducatif du CSF. La confédération s’est aussi intéressée au coût de la réforme des rythmes scolaires pour les familles. «L’effet apparaît nul pour le moment, les élus semblent préserver les familles, mais il faudra regarder ce qui se passe à la rentrée 2015», indique Perrine Bouhelier, chargée du secteur éducation. Il est vrai qu’à l’heure actuelle, même si la rentrée est dans une semaine, il est bien difficile d’y voir clair tant les situations sont diverses et mal connues.
Sylvie Ducatteau
Mercredi, 27 Août, 2014

http://www.humanite.fr/

La Confédération syndicale des familles (CSF) a annoncé une hausse de 1,35% du coût de la rentrée scolaire 2014
Tag(s) : #Economie