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Des "personnels sous pression" à l'hôpital de Brignoles?

Par E. C. (echarles@varmatin.com)
Créé le 08/28/2014 - 07:10

Le licenciement d’une employée administrative, au mois de mai, révèle au grand jour le malaise d’une partie des effectifs du centre hospitalier intercommunal Jean-Marcel

Toujours plus d'économies. Davantage d'efforts demandés aux employés. Des investissements promis qui tardent à être honorés. Des attitudes impatientes de patients à l'accueil des urgences… La situation n'a rien de très locale, mais la coupe paraît pleine pour une partie des personnels de l'hôpital Jean-Marcel.

Licenciée au mois de mai pour une faute grave, selon elle, « montée de toutes pièces », Caroline Bottaioli est sortie de son silence pour dénoncer «l'attitude tyrannique de la direction ». « On m'a reproché un manquement dans mes fonctions d'accueil au service des urgences, suite à une plainte d'une patiente, pour justifier mon licenciement, prétextant ensuite que ce n'était pas la première fois. » Mais Caroline Bottaioli explique n'avoir jamais reçu d'avertissement préalable, et met en avant les fiches d'évaluations de ses supérieurs depuis son entrée à l'hôpital, en 1996.

« 50 % des personnels sont non titulaires »

L'employée non titulaire licenciée ne se prive pas de mettre en cause ouvertement l'attitude du directeur, M. Dassonville, « coupable» d'après elle de « harcèlement moral, diffamation, licenciement abusif et usage de faux. »

Elle a d'ailleurs déposé une plainte auprès du procureur de la République ainsi qu'une demande d'enquête interne auprès de l'autorité de tutelle qu'est l'Agence régionale de santé.

Sollicité, le directeur de l'hôpital a d'abord souhaité nous recevoir pour justifier sa décision, avant de se raviser et d'invoquer son droit de réserve. Tout juste se contentait-il de dire par téléphone que, « si l'attitude de l'employée avait été exemplaire, elle aurait été titularisée depuis longtemps… »

Un argument difficile à entendre pour Marie-France Barbero, déléguée syndicale FO, qui rappelle que « la moitié des six cents personnels du centre hospitalier ne sont pas titulaires. La priorité n'est d'ailleurs pas donnée aux plus anciens», explique-t-elle.

Comportements agressifs aux urgences

Si le syndicat se range du côté de Mme Bottaioli, c'est aussi et surtout pour dénoncer le manque de soutien de l'administration aux agents hospitaliers, face aux comportements, voire à l'agressivité, de certains patients, notamment à l'accueil des urgences.

« Les personnels d'accueil, vêtus de blanc, sont pris pour des personnels soignants, et reçoivent toute la colère des patients à la moindre affluence. »

Selon Marie-France Barbero, le motif invoqué par la direction ne peut ainsi apparaître comme justifié, étant donné cette situation récurrente et connue de tous.

Une démarche de conciliation a été engagée en juillet auprès du directeur, mais, faute de vraie réponse dans les deux mois, FO se dit prêt à soutenir la démarche de l'employée licenciée devant le tribunal administratif.

Légende : En maladie pour « une profonde dépression » suite à ces événements, Caroline Bottaioli contre-attaque pour faire valoir ce qu'elle estime être « ses droits ».

Visuel 1:

URL source: http://www.varmatin.com/brignoles/des-personnels-sous-pression-a-lhopital-de-brignoles.1828272.html

Brignoles : Des "personnels sous pression" à l'hôpital ?
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